Hercule est sorti sur le Play Store !

Hercule est sorti sur le Play Store !

Lundi 27 octobre 2014, Hercule sort enfin sur le Play Store ! Après un an de développement.

Je n’ai pas eu le temps d’écrire ce billet le jour de la sortie car j’étais très occupé ;-), mais je prends le temps de le faire aujourd’hui.

Le jour de la sortie

C’est un peu comme lorsqu’on monte sur scène. On a l’impression que tout le monde nous regarde, que tout le monde nous juge, et on est nu. C’est un peu l’impression que j’ai en mettant Hercule sur le Play Store, car finalement, juger Hercule c’est juger mon travail.

Le point important ici c’est que j’ai appris à dissocier ma personne de mon travail, donc d’Hercule. Et quand quelqu’un m’envoie un email pour me dire que telle ou telle chose ne fonctionne pas ou pourrait être améliorée, je ne le prends pas personnellement, premier point, et deuxième point j’embrasse la critique constructive. Il n’existe aucun autre moyen pour améliorer un produit (ou soi même d’ailleurs !) que d’embrasser la critique et de la considérer comme une opportunité d’amélioration.

Quand on critique Hercule, je pourrai la jouer défensive et penser « c’est qui ce mec pour me critiquer, si ça lui plaît pas qu’il aille se faire f***** et aille voir ailleurs ! ». Mais j’ai réussi à me mettre dans un tout autre état d’esprit et quand on critique l’application, maintenant je me dis « Chouette, quelqu’un de pas content ! Il y a sûrement matière à améliorer l’application pour satisfaire cet utilisateur potentiel ! ».

Évidemment, ça n’a rien de facile, surtout que par internet les gens ne prennent pas trop de pincettes pour s’exprimer et oublient qu’il y a des humains derrière les logiciels qu’ils utilisent, mais bon, je les comprends, Internet donne un sentiment de liberté et de pouvoir. Et puis, les gens sont tellement habitués à ce que personne ne réponde à leurs emails qu’ils sont tout étonnés quand on leur répond avec politesse quelques heures plus tard.

Hercule n’est clairement pas parfait. Il manque une tonne de fonctionnalités. Et pour le perfectionniste que je suis, le lancer sur le marché dans cet état m’a demandé un effort incommensurable. Mais si je ne le fais pas maintenant je ne le ferai sûrement jamais, ou alors trop tard. Attendre que son produit soit parfait pour le lancer est une grave erreur. Il faut qu’il se frotte au marché pour que je puisse récupérer plus de feedback de la part des utilisateurs, que l’idée mûrisse et que je la façonne en fonction de la demande et pas de mes envies.

De plus lorsque j’aurai grillé tout le cash que me donne Pôle Emploi, il faudra bien que je gagne de l’argent pour continuer les développements !

Mes objectifs

Comme je l’ai déjà évoqué dans mon article sur les business models pour les applications Android, je ne cherche pas à gagner des millions.

Au niveau salaire, mon objectif est simple, pouvoir vivre dignement de la vente de cette application (ou d’autres). Pour fixer un prix sur le « dignement », j’ai mis la barre à 1500 € net / mois. J’ai considéré qu’à l’année, en comptant les charges sociales et les impôts il faudrait que je gagne 34 000 €. C’est une estimation et je ne sais pas à quelle sauce je vais être mangé par les impôts mais bon, il faut bien se fixer un objectif !

Alors, en terme de volume de ventes à l’année, cela représente 10 000 ventes de l’application. En effet, j’ai fixé le prix de déblocage de l’application après la période d’essai gratuite de 30 jours à 4,99 €. Google prend 30 %, ce qui fait qu’il me reste 3,49 € crédités sur le compte de la société. Le calcul est vite fait, 10 000 x 3,49 = 34 900 €.

Cela représente 10 000 / 12 = 833 ventes / mois, soit 10 000 / 365 = 27,39 ~= 28 ventes / jour.

Je vous le dis comme je le pense, je n’ai absolument aucune idée de si c’est atteignable ou pas. Je pense que la nature très volatile du marché des applications ne permet pas de dire si c’est facile ou non. En effet sur ce genre de marché, c’est un peu tout ou rien, soit on croit d’une façon exponentielle et donc les 28 ventes / jour peuvent se transformer en 28 ventes toutes les minutes ! Soit on ne décolle pas du tout auquel cas atteindre 28 ventes / jour serait un véritable enfer.

En tout cas une chose est sûre, pour moi le seul bon vecteur de publicitié est le bouche à oreille, par conséquent il est primordial de faire un produit qui plaise aux utilisateurs, ce seront les meilleurs ambassadeurs pour le promouvoir. Et ça ne coûtera rien en marketing. J’ajouterai que toutes les techniques de growth hacking que j’ai pu apprendre au cours de la formation Koudetat+ ou en lisant des blogs et en regardant des vidéos traitants du sujet sont pour moi des techniques d’optimisation.

Si un produit est pourri, peu importe qu’on puisse partager facilement avec ses amis ou qu’on balance des push notifications aux utilisateurs pour augmenter la rétention ou l’engagement, la croissance ne sera pas au rendez-vous.

Je cite un très bon prof de Koudetat+ qui a dit : « le marketing ne transforme pas un mauvais produit en un bon produit mais transforme un produit inconnu en produit connu ».

Bref tout ça pour dire que je vais continuer ce que j’ai commencé depuis le début, développer Hercule directement au contact des utilisateurs finaux pour avoir un maximum de feedback possible. Bien sûr il faut faire du tri dans les fonctionnalités proposées et je dois faire des choix pour les prochains développements, mais rester au contact des utilisateurs (et être soi-même utilisateur de ce qu’on développe !) est primordial pour créer un bon produit.

J’ai pour objectif (plus ambitieux celui-là) de faire d’Hercule la référence en matière de musculation sur le Play Store.

Je vais scruter la courbe d’installations de l’application chaque jour et faire un peu de communication pour voir comment réagit le marché.

L’avenir nous dira si l’application est viable ou pas !